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Je ne suis pas une vedette

Je ne suis pas une vedette Je n'ai pas de chronique au Huffington Post Ou dans le journal Métro J'écris pour le plaisir Pas pour récolter des «likes» Mais plutôt pour provoquer des débats Pour savoir ce qui se passe dans la tête des gens Un jour, j'ai demandé à une auteure québécoise connue mondialement de me donner son avis sur un de mes textes. Elle m'a répondu que ce n'était pas important ce qu'elle pensait de mon œuvre et que c'était mon avis qui était important. Oui mais non. Dans ce monde où règne le «politically correct» et où le culte de l'image est omniprésent, il faut se faire aimer afin d'être connu et il faut être connu avant de se faire haïr, pas l'inverse. Je ne suis pas une vedette J'aime faire des réflexions qui font réagir J'aime confronter #LesGens à leurs propres inconséquence Pas pour récolter des «likes» Mais plutôt pour provoquer des débats Po...

L'homme au sourire rieur

Je suis l'homme aux contours délavés et prêt à chavirer Je suis l'homme qui refuse de se tirer une balle Même si tout autour de moi s'enfonce dans le néant, je m'accroche Je m'accroche à l'idée L'idée d'une fin majestueuse pour ce poème de la vie L'idée d'un triomphe du soleil face au cauchemars de ta peine L'idée que l'âme qui m'est chère n'est pas un trophée mais la quête de nôtre vérité La quête de nos amours inachevés L'idée d'éclater ce faisceau de lumière unique et hypnotique, de le multiplier jusqu'à ce que je te mette à nue, au grand jour et ainsi éblouir ton horizon L'idée que ce poème sera la chanson te faisant penser à moi

Les invasions barbares de la vulve

Les chirurgies esthétiques sont en vogue pour remodeler le corps des femmes jusque dans leur culotte. Il semblerait que la vulve soit la dernière victime de cette fascination de l'homme patriarche pour contrôler les femmes comme des objets dociles, des trophées. Cette société est barbare envers les femmes. Ces malabards souhaitent imposer leur perfection Ils mettent la barre au niveau d'une vulve "standard" Ils osent, ces monarques de la "beauté" Comme si le plastique pouvait asseoir notre divinité Ces barbares nous imposent un modèle Où chaque femme doit être comparée, objectivée Et être jugée par ces patriarches de la nullité Causant indigestions, indignation et de divisions Ces salopards doivent apprendre à aimer tel que vous êtes Les imperfections nous permettent de reconnaître notre humanité Leur quête ne révèle qu'un esprit vide, un esprit de charognard Un esprit de bête Ces hommes sont des gamins jouant avec le corps des femmes

Nature humaine

Des panneaux d'affichage à chaque coin de rue Nous disant quoi dire, quoi faire et où aller Des lignes arbitraires qu'il ne faut pas croiser Des codes pour bien nous dresser L'esclavage de la société n'a pas d'issue Pour certains pleutres, croyant que le mal, Est descendant de la nature humaine Mais malgré les méandres des iniquités La bonté se cache dans le coeur du peuple La vitalité du sol tremble à travers l'éclat De l'immatérielle beauté de l'âme Les optimistes savent que la rançon de la vie C'est d'aimer, d'être aimer et savourer La nature humaine se révèle dans les yeux De la personne qui nous rend heureux

Songe d'été

C'était un jour d'été comme celui-ci Le bruit du vent chantait les louanges D'un souffle d'embruns, tel un songe Attirant une puissance enivrante L'ivresse d'un bonheur inespéré: L'éclat de sa voix, la beauté de ses idées Sa timidité que j'ai sue percer Pour y découvrir toute la pureté La pureté d'un coeur échevelé <3 tannante

Déchéances d'un système

Dictateurs tributaire du capital amoral Les technocrates, ces vautours, tournent Autour de la carcasse des apostats insoumis Divisant, polarisant, éludant et déplumant Libertés, individualité, réceptivité et amour Du lexique de notre société Pour laisser place de choix À l'obscurité des inégalités Mis à mal par ces bourgeois Dépositaires sectaires attachés à nos lois Nos despotes pointent vers le vote Nous priant de rêver à cette cagnotte Cette royauté déchaînée à nous maltraiter Ses partisans, refusant d'accepter L'éventualité que ce soit une vérité Ses descendants vivant dans la luxure Luxure déviante du puritain malsain Sombres crétins, multipliant le vin et leur part du butin

Inégalités

Inégalités Du haut de leur vanité Ce gratte-ciel, hérité, De leur ego démesuré, Ils nous rappellent l'histoire L'histoire unique de leurs parents: "Travaillez! Et vous serez récompensés! Vous réussirez même à vous émancipez!" Crient-ils aux va-nu-pieds Sans même comprendre ce que c'est La précarité Le milieu social de lequel nous sommes issus Est une loterie fixée d'avance telle une destiné L'opportunité et la chance y sont distribuées De manière à assurer Toutes les formes d'iniquités Protégeant cette classe de vendus, de parvenus et de trous du cul Si par chance vous parvenez à vous extirper De cette boue sociale qu'est la pauvreté Vous serez les premiers, à éviter À vos enfants cette réalité Voici le cercle des inégalités      

Matin

Une vie de misère Cherchant à plaire Usant ma chair Ne saurait faire De moi un être vulgaire Qui erre, sur terre Sectaire, amer Et solitaire Ne cherchant point la lumière Au plus profond de la nuit Subie, aigrie par la pluie Une main tendue me saisit Une personne vraie Ivraie envahissant mon coeur Y plantant une fleur L'abreuvant de ses pleurs Soulageant la douleur Tu es l'échanson de mon matin de printemps

Liberté

Je passais mon temps La tête en l'air À regarder le vent passer Pendant que l'amertume Me submergeait Jusqu'à en perdre pied Et en attendant de rencontrer Durant ce songe d'une nuit d'été Celle qui incarnerait ma vérité Ce sublime éclat de liberté Ce sourire parfait, ce sourire rieur Muse de mon bonheur Tu es arrivée juste à l'heure Pour rapatrier mon coeur Et devenir mon âme soeur Tu es la liberté que j'ai cherché depuis tant d'années L'Unique amour de ma vérité

Le destin

Je n'ai jamais cru au destin Je suis un sceptique Et comme tous les sceptiques J'ai été confondu, Quand je l'ai vu Parmi des milliards de personnes sur cette immense petite planète bleue, deux personnes aux histoires si semblables mais séparés par une vie entière, se sont rencontrés. Une collision, un choc Comme si tout ce que nous avions vécu Avant ce moment Était une suite logique d'événements Se succédant Nous emportant Jusqu'au moment Où nous apprîmes que l'autre existait

Emmitoufllés

Corps serrés, corps heureux Amoureux, insouciants, vivants, L'espace d'un moment Jusqu'à l'épuisement J'imagine la vie à ses côtés Joie et beauté, saisons d'espérances Oraison d'un avenir lointain Avenir à notre porté, à cueillir La chaleur de nos corps sublime La peur et la gêne, autrefois nos maîtres Le vide résultant, servant de refuge À l'amour de nos coeurs esseulés, Esseulés depuis trop longtemps

Une pensée

Prisonnier de l'ennui, mon enfer solitaire J'étais à l'écart, de la vie, depuis trop longtemps Au point d'oublier la chaleur réconfortante Émanante des soubresauts de mon âme C'est une heureuse coïncidence Que nos chemins se soent rencontrés Mais à quoi bon tenter d'expliquer Plutôt que vivre et saisir à plein bouchée? Le matin, ma première pensée est dirigée vers toi Le midi, le soleil à son zénith domine le ciel       comme tu éblouies mon esprit Et c'est le soir venu, au moment où la bise souffle       que j'aimerais te tenir dans mes bras toute la nuit       te tenir dans mes bras toute la vie

Deux Éclopés

Deux éclopés vagabondant, machinalement Le long de la voie de la mélancolie Brisés par la vie, brisés par autrui Usés par le passé, usés par l'ennui Geeks aux tendances rurales Si éloignés et si proches à la fois Se sont rencontrés, par hasard Pour décider lequel des deux Est champion à Mortal Kombat 2

Est-ce que tout a un prix?

Tout peut être vendu, tout peut être acheté Avec de l'argent tu achètes des fleurs Pour toi, pour elle ou pour l'autre L'important c'est que l'amour s'achète Et se vend comme n'importe quoi, n'importe qui C'est depuis la «fin» de la guerre froide que les marchés mondiaux ont été repensé en fonction de la production et de la distribution. Cette économie «de marché», issue de l'ère Thatcher/Reagan, que dis-je, ce triomphalisme du marché fi en sorte d'accorder des valeurs autant aux produits matériels qu'à ce qui est immatériel. Le temps c'est de l'argent Mon temps vaut plus que le tien Un tien vaut mieux que deux tu l'auras L'économie de marché crée deux énormes problèmes: tout d'abord, ce «marché» n'a pas de morale. Peu importe les événements, l'économie de marché amène à choisir la solution qui privilégie les intérêts purement financiers. Le marché existe «pour faire du cash». Ains...

Du 4 au 10 mai prochain, c'est la semaine nationale de la santé mentale

Tout a commencé quand j'étais à la petite école. Je faisais tous les travaux ou des lectures pendant que l'enseignante donnait ses cours aux autres élèves. J'ai passé des évaluations pour aller dans une école de surdoués à Longueuil quand j'avais six ans, mais n'ayant jamais eu de cours de musique, le résultat de solfège fût un échec lamentable et un obstacle à mon admission. Je suis donc resté au public. Que vous soyez à moins d’un e lieu e Ou aussi loin qu’on peut distinguer le bleu   D’un horizon fier, un horizon ami   Du soleil rayonnant, du soleil de midi Gaffeur que je suis, toutefois surprenant Je ne sais que faire d’autre qu’insuffler Du bien-être dans toute cette morosité De mon ombre, vous ouvrez les yeux Vous oubliez ma présence, concentré sur le présent Mais je reste là, faisant le voeux Accordant musique et âme vertueuse Qui vibrerait dans toute son octave Et qui résonnerait à l’infini, suave Par ce régi...

La science d'être parent, la procréation assistée et la bioéthique

La science d'être parent, la procréation assistée et la bioéthique Depuis la sortie médiatique de Joël Legendre au sujet des mères-porteuses, nous avons droit à un règlement de compte en règle entre individus jouissant d'un «privilège d'hétérosexuels fertiles» et une minorité demandant une équité en matière de «droit à la filiation génétique». De tout bord tout côté fusent jugements de valeurs, sophismes et argumentaires émotifs sans pour autant que les acteurs sur la place publique soient à même d'effleurer les concepts scientifiques et bioéthiques qui sont invariablement mêlés au débat. Afin de réorienter ce débat vers un terrain objectif, il est de notre devoir de prendre une seconde de recul afin de se poser des questions sur l'approche encourue ainsi que les corollaires d'une prise de position sur l'enjeu technologique qu'est la procréation assistée. La légitimité de la science et de la bioéthique au sujet de la procréation assistée ...

Think outside the box version 2.0

«Think outside the box» Six heures est sur le point de sonner au matin de cette rumeur d'hiver Une couverture d'ivoire sied aux pieds de cette saison Libérant de tout soupçon, les ruelles à l'abri des sons Des pas de l'homme, ce souverain si fier Un chien promène son maître et lui dit: «Tiens, penche-toi et ramasse ma merde» En lorgnant un pur spécimen d'hormones immaculées Étrange, que pour certains, la vie soit une série de plaisirs malsains Mais, que pour d'autres, il s'agisse d'une suite de corvées sans fin Dérivées du cul de votre majesté et payé des poches de la société Perché au sommet du plus haut gratte-ciel de verre À la recherche d'un horizon sans nuage Un cygne noir vagabonde et perd son plumage Au travers de cette pollution planétaire Une brèche s'ouvre dans cet atmosphère Ahuris par cette vision de changement Abrutis par l'élocution de notre présent Nous sommes prisonniers de cet ère Pendant ce temps...

La perversion de la société des loisirs

À travers nos interactions sociales et les politiques économiques imposées, l'espace publique s'est peu à peu métamorphosée en un spectacle abrutissant. Nous sommes les acteurs d'une société des loisirs où certains ont toutes les cartes et la majorité silencieuse reste assise, un verre de bière à la main, obnubilée par ces images fantasques de la réussite sociale. Les élections seraient le moment opportun afin de discuter, en profondeur, des enjeux de notre société. C'est un exercice qui convierait toutes les strates de notre communauté à choisir les acteurs de cette comédie burlesque qui nous susurreront les paroles creuses qui seront à même de nous émouvoir intellectuellement. Bien sûr, le cynisme ambiant n'est qu'une question de point de vue, car il est bien connu, qu'armé de notre volonté et qu'importe de quel milieu nous venons, il est possible de s'extirper de notre réalité morose. Malgré tout, les générations se suivent et les di...

L'explosion

La roue des émotions tourne Et hurle, s'arrachant de ses appuis Me propulsant d'un état vers L'agonie brûlante d'une vision Aléatoire, au creux d'une vague Sublimant mes souvenirs, carburant Du moteur de l'anxiété mordante L'expansion fébrile du moment Réalité projetée sans contrôle L'instant d'un battement interminable De l'aile souverain, planant Au coeur d'un festin inimaginable Des rêves, morts et ancrés Sur mes épaules de géant Fardeau fumant ce monticule Parsemé d'idéaux valeureux Cadre fixe de mon univers restreint Incapable de soutenir par la force L'énergie de cette explosion Se répétant à chaque battement Néfaste, de la colère m'habitant

Parlons santé mentale pour quelques minutes

Saviez-vous que «s elon des calculs récents, qui tiennent compte des coûts indirects liés aux problèmes de santé mentales, l’économie canadienne perdrait jusqu’à 30 milliards de dollars par année à cause de problèmes de santé mentale et de toxicomanie.» 1 ? Cela ne date pas d'hier, nous commençons à peine à percer les tabous des problèmes de santé mentale et pourtant un Québécois sur cinq sera touché par celles-ci de près ou de loin au cours de sa vie 2 . Ce fléau silencieux est oublié par le gouvernement et les personnes affectées sont laissées à elles-mêmes tant qu'«ils ne sont pas un danger pour elles-mêmes ou pour autrui». Les besoins sont criants mais nos gouvernements font la sourde-oreille. Je voudrais vous volez quelques minutes pour vous sensibilisez à la réalité terrain de ce problème alarmant. - J'ai toujours été un solitaire. Vous savez, le petit je-sais-tout de la classe qui répond à toutes les questions du professeur? Eh bien c'était mo...