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La perversion de la société des loisirs



À travers nos interactions sociales et les politiques économiques imposées, l'espace publique s'est peu à peu métamorphosée en un spectacle abrutissant. Nous sommes les acteurs d'une société des loisirs où certains ont toutes les cartes et la majorité silencieuse reste assise, un verre de bière à la main, obnubilée par ces images fantasques de la réussite sociale.

Les élections seraient le moment opportun afin de discuter, en profondeur, des enjeux de notre société. C'est un exercice qui convierait toutes les strates de notre communauté à choisir les acteurs de cette comédie burlesque qui nous susurreront les paroles creuses qui seront à même de nous émouvoir intellectuellement.

Bien sûr, le cynisme ambiant n'est qu'une question de point de vue, car il est bien connu, qu'armé de notre volonté et qu'importe de quel milieu nous venons, il est possible de s'extirper de notre réalité morose. Malgré tout, les générations se suivent et les dialogues de sourds perdurent. Les règles du jeu sont malléables, selon l'intégrité et le statut des joueurs y participant, dans cette recherche du berger qui saura gouverner notre Démocratie et ces brebis de tout acabit.

La société des loisirs s'est diversifiée avec l'avènement des technologies numériques. L'accès à l'internet, c'est un accès intraveineux à l'âme bestial des individus. Ces perversions entretiennent une culture, où l'image de l'égalité des chances et des idées, est sublimé dans nos cerveaux grâce à ces slogans pullulant et s'incorporant dans la conscience collective.


Certains souhaitent l'émancipation de ces chaînes virtuelles grâce à l'Éducation des masses, mais à quoi servirait-il de soumettre ces bonnes gens à l'immense tâche de s'extirper de la matrice des loisirs lorsque leur spectacle semble si réel? S'il existait une pilule permettant d'accomplir ce devoir morale, vous devriez savoir, depuis tout ce temps, qu'elle serait soumis aux mêmes lois économiques qui nous gouvernent et finiraient au même endroit que nos rêves les plus chers. Dans l'Oubli.  

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