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Articles

Chronique d'hiver

Se promenant le long de l'avenue des hivers Un troubadour désenchanté, décante froidement De cette monotonie; une richesse nationale Produit inférieur brut issu d'une vision délétère La nuance s'avance vaillamment devant l'égarement Futilité et Stupidité, se prélassant, assis sur leur séant Combattant sur deux fronts, d'image et de réel L'égarement triomphe par épuisement, pour finalement Vous dictez les thèmes formatés à votre pensée Robotisés et symbolisés pour tous les spectateurs À deux pour le prix d'un; une célèbre aubaine Jusqu'à la sortie du prochain modèle, la semaine prochaine Le spectateur, n'est pas partie prenante de la société. Il choisit la facilité et la docilité en opposition direct du progrès. Il se prélassera dans sa monotonie et aura pour emblème le rêve américain. Le spectateur survie sans faire de trace, comme un parasite subtil et égoïste se régalant des images qui lui seront suggérés. Le spectate...

Analphabètes

Au-delà des oraisons bienséantes de notre société Vogue, le citoyen, gavé, pieds et poings liés Délaissant l'amour du livre au profit du fast-food Oubliant la réflexion, la laissant à d'autres têtes Et pourtant C'est un événement difficilement oubliable De s'ouvrir l'esprit devant une fable De pénétrer au cœur des pensées qui ne sont pas siennes Et découvrir l'image d'Une perfection devenant sienne La lecture, cette passion, vous révélera en tant qu'humain Au-devant des autres elles vous donnera la compréhension Elle vous permettra l'affranchissement de la pensée unique Et vous guérira de l'Oubli Un Canadien sur deux est incapable de lire un article du Journal de Montréal et de le résumer en une phrase. Étant un lecteur assidu, je ne peux que m'insurger devant de telles statistiques. Comment pouvons-nous aspirer à mieux pour notre société quand la moitié de la population n'est pas sur la même planète? ...

Six heures moins quart, avant le départ

Six heures est sur le point de sonner au matin de cette rumeur d'hiver Une couverture d'ivoire sied aux pieds de cette saison Libérant de tout soupçon, les ruelles à l'abri des sons Du pas de l'homme, ce souverain si fier Un chien promène son maître et lui dit: «Tiens, penche toi et ramasses ma merde» En lorgnant un pure spécimen d'hormones immaculées Étrange que pour certains, la vie soit une série de plaisirs malsains Mais que pour d'autres il s'agisse d'une suite de corvées sans fins Dérivées du cul de votre majesté Un pape nous parle de tyrannie du monde par l'argent Détruisant les liens moraux de notre fibre sociale Semant la zizanie pour les gens en manque de charte Le peuple change de poste pour savourer une autre défaite Du club de hockey, richississime organe situé à l'apogée de cette culture du déni Les courageux crient hauts et forts leur humeur Sous les yeux rieurs des défenseurs de la liberté des élites Mais pers...

L'immigration dans l'arène politique québécoise

Sujet qui a toujours su attiser les passions chez les nationalistes identitaires, l'immigration est un cheval de bataille très prisé, notamment par l'extrême droite du Front National en France, le Tea Party aux États-Unis et Aube Dorée en Grêce. Cette peur de l'étranger, cette xénophobie est canalisée vers les immigrants qui sont pressentis comme étant à l'assaut des «valeurs occidentales» et contemporaines à coup «d'accommodements déraisonnables», de propos intégristes soutenus par une minorité et d'une culture barbare pour nous les occidentaux. Car il est bien là le problème : l'ethnocentrisme de notre société nous pousse à tout juger par ses impacts sur notre mode de vie. Chez les Québécois, le sujet de l'immigration a été très favorable pour la défunte Action Démocratique du Québec durant la «crise des accommodements raisonnables» et l'est aujourd'hui par le Parti Québécois. Le projet de «charte des valeurs québécoises» présenté n'est ...

Le pécheur

L'idylle de ce pauvre pécheur morose Supose une intense envie d'amour Pour cette sublime lumière; virtuose Des pensées lointaines; le rendant sourd Devant la réalité des alentours Le pécheur, ivre de cet atmosphère Perds ses repères, égaré sur terre Seule, perdure cette lumière; ce soleil D'un été qui l'extirpa d'un long sommeil

Une ombre

Surpris par un soleil d'été, ma vision s'embrume Je m'arrête un instant pour admirer ses réflections Un simple sourire réveille en moi mille passions Incapable de résister, je fonce et j'assume Après cet éclairci de plaisirs malsains Je la monte sur un pied d'estale Je m'abreuve de cet idéal Subissant la crainte d'arriver à demain Le matin arrive et me secoue L'idéal saute de son perchoir, dans la boue Une autre histoire fade, un autre mensonge La vie est plus belle au milieu d'un songe

L'ivresse feat Muse

L'ivresse de vivre la passion des interdits        sécession de la raison, pulsion        de violents vertiges me submergeant        mes sens subjugués par ta présence        la chaleur inondant ma douleur       L'ivresse d.un chemin pré-établi       prendre de la vitesse       y arriver de justesse       *réponds à ma tendresse       laissez-moi l'ivresse* L'ivresse du sens de la vie       commettant nos forces pour construire       un pont joignant nos horizons       résistant à toutes les saisons       scellant l'amour prêt à mûrir *I Belong to You, Muse, The Resistance*    

Soleil d'été

À l'aube des chemins, suivant l'avènement des désirs souverains Ce simple paysan puise l'eau de ses souvenirs lointains Liquide futile, ayant sa volonté propre pour certains Le songe de cette nuit d'été appraîtra au soleil levant Ses yeux perçant la vie, perçant la nuit Par leur subtile effervescence ou serait-ce cette douce puissance? Brun langoureux aux multiples fragrances Pieuse lueur me captivant par son essence Devant ce sourire aux milles éclats, je reste pantois Pris au piège dans ce rêve où je m'abreuve de sa voix J'espère caresser ses cheveux et lui murmurer à mi-voix Je t'en supplie soit à moi

Carpe Diem

Saisir le jour pour toujours Plaisir sourd aux alentours Désir qui court vers l'amour Chère passagère m'éclairant de sa lumière Mère stellaire consumant ma propre chair Naguère présente au milieu de cet ère Précieuse tueuse des solitudes insidieuses Heureuse journée s'approchant des rumeurs mélodieuses Pieuses idées vers une fin glorieuse

L'impossible

La mélancolie me surbmerge depuis trop longtemps Cette vieille amie qui s'imprime jusque dans mon sang J'étais chez moi à endurer mon mal lorsque je me dis qu'une session d'écriture à l'abri de la ville, sur le mont Royal, pourrait m'aider à trouver mon impossible. Je suis perdu au milieu d'une foule, d'une île, d'une ville Je suis sans chemin à la recherche de mon destin Je pars de mon petit appartement dans St-Henri et je monte l'avenue Greene en plein coeur de Westmount jusqu'à l'escalier Trafalgar sur Côte-des-Neiges. Dans la cité, la richesse et la pauvreté  fourmillent Les sans-abris et les Mercedes cohabite sans soins Je commence mon ascension et tombe nez à nez avec la famille Raton, dans un arbre, en train de travailler sur la dernière édition de leur journal.  Hors de la cité, je retrouve la pureté, la vie Cette nature perdue au centre d'un océan Après une heure à tourner en rond pour retro...

Imaginaire

Est-ce que mon imagination me joue des tours? Ou plutôt mon idéal qui est inaccessible? Chaque fois que mon coeur sursaute Je virevolte, j'extase comme un gamin Devant ce qui s'approche de la perfection Puis le matin vient et m'indispose C'est la fin des espoirs L'ultime préjudice qui puisse m'atteindre Où es-tu ma Vénus, ma chère, ma tendre Qui dira «oui» à mes avances?

Célibataire

D'humeur morose, le jeune étudiant Poursuit sa route à la recherche de l'oasis L'Éden perdu, son salut, sous le ciel tombant Chaque route le portant sur le bord du précipice Des yeux perçants qui connaissent la douleur et la joie Des yeux pures comme son coeur l'est devant l'injustice de la vie Un sourire malin et complice qui démontre sa passion Un sourire coquin et moqueur pour rire devant nos épreuves Une voix puissante et courageuse qui exprime sa confiance et son audace Une voix sereine et mélodieuse aux oreilles de son amant Un esprit vif et inquisiteur prêt à découvrir un sens à la vie Un esprit fort et remarquable qui m'accompagnera et me jugera De longs cheveux doux et soyeux reflétant les éclats du soleil de midi De longs cheveux à caresser au coin du feu Sa peau chaude et éclatante lorsqu'il fera nuit Sa peau réconfortante lorsque le doute me suit Mon coeur est à vous

Mensonge

L'éclairage ment Par juxtaposition Il cré une ombre Et notre image sombre Notre vision nous ment Par omission Elle oublie l'incertitude Et accepte les turpitudes Notre coeur nous ment Par extrapolation Il nous force à croire Et nous empêche de voir Tout le monde ment Par décision Personne le demande Tout le monde le subit

Seul

Une autre soirée se meurt Seul avec ma douleur Me rappelant sa douceur À chaque heure Une autre rencontre m'émeut Seul avec le feu Me rappelant la beauté du jeu Entre nous deux Une autre relation de fiction Seul avec mes émotions Me rappelant que cette affection Ne vient que de ma direction

C'est logique

Je ne sais plus quoi faire Quoi faire de mon temps Quoi faire de mon sang Le temps c'est de l'argent À quoi sert de crier justice Lorsqu'ils te fouttent à l'hospice Les mêmes souvenirs, mêmes images Tournent, retournent et s'impriment Je ne sais plus quoi faire On me dit d'attendre On me dit le temps arrange On me dit de consulter On me dit que je suis fou Peu importe je suis saoul La colère, je la réprime La violence, je la comprime La misère, je la subis La tristesse, ma compagne M'accompagnera jusqu'où? Les souvenirs défilent Les émotions aussi Des fois je me demande Est-ce que je serai toujours aussi calme? Après deux ans de tempête Dans la tourmente, sur le bord du néant Pourtant je reste inflexible, prêt à tout Des fois je me demande Quand arrivera l'écueil Quand je franchirai le seuil Quand je serai seul Qui le saura? Je me connais Et vous pas à ce qu'il paraît Il y a quelques années Je croyais av...

Le samedi Roshdy dit - 23 mars 2013 - numéro 2

La fête internationale du mensonge et des demi-vérités Cette semaine, les Américains fêtaie nt l e dixième anniversaire de l'invasion d'Irak. Pour le Canada, cet événement nous rappelle que c'était la première fois que nous nous refusions de suivre, dans un conflit armé, nos alliés de toujours : les États-Unis et l'Angleterre. Le temps aura donné raison à l'ancien premier ministre Jean Chrétien puisque les supposés armes de destruction massive ainsi que les liens entre Al-Qaïda et Saddam Hussein existaient seulement dans l'imaginaire. Ces «preuves» présentées aux médias n'étaient qu'un plan de communication pour faire passer la pilule. - Parlant de «plan de communication», il y a maintenant un an, nous voyions défiler dans les rues de Montréal la première manifestation monstre de plus de 100 000 personnes s'opposant à la hausse des frais de scolarités. Il serait peut-être temps de prévenir les troupes «gauchistes» que la «crise soc...

Le samedi Roshdy dit - 16 mars 2013 - numéro 1

Ça fait maintenant plusieurs années que je commente l'actualité politique, scientifique, médicale et culturelle sur les médias sociaux ou dès qu'il y a une bonne discussion dans mon entourage. J'ai toujours mon mot à dire et je ne peux pas compter le nombre de fois où je suis le premier à répandre autour de moi les bonnes et mauvaises nouvelles comme des graines qui font germer, je l'espère, des discussions, des débats d'idées et des réflexions sur notre société. Ceci dit, j'ai décidé d'entreprendre une chronique hebdomadaire sur les sujets d'actualités qui m'auront marqués durant la semaine. Le samedi Roshdy dit - 16 mars 2013 Cette semaine, nous apprenions que le gouvernement du parti québécois de Pauline Marois nous a annoncé une série de coupures (encore) dans les programmes de prestataires d'aide sociale ainsi que dans le réseau de garderie à sept dollars. Fidèle à son habitude, le gouvernement Marois annonce ces compressions comme...

Éparpillé

J'ai toujours été en avant plan J'anticipe, je précipite J'ai toujours évité la haine Je félicite, je participe J'ai toujours aimé les scènes J'épate, je capte J'ai toujours multiplié mes sentiments Je ressens, je pressens Et pourtant tout ce je désir Je le mendie, je le défi Et pourtant tout ce que j'affectionne Je le cherche, je le recherche Et pourtant tout ce que je provoque Je le récolte, je le conforte Et pourtant tout ce que je veux Je le souhaite, je le guette Je chasse le lendemain Je cours après cette ombre Je tourne en rond Je suis l'inertie Hors de ma zone de confort Tu m'attends, je le sens Hors de ma zone de confort Ou est-ce moi qui le prétends? Ce problème m'est difficile à résoudre Résoudre ce casse-tête qui m'enfle la tête Tête-à-queue qui me fait perdre mon temps Temps qui avance vers l'aube de mon coeur Coeur, mon coeur ou le tiens peu m'importe M'importe ton sourire aux ailes d...

Coup de coeur

L'histoire de l'heure, d'une telle douceur Ce soir d'hiver, sans chaleur, la terreur Semble se mouvoir, sans labeur, sans odeur Une affinité, une divinité, serait-ce un leurre? Fanfaronnant face à ce vent soufflant Brume d'enfant, lune d'antan me protégeant Récitant ces proverbes chastes d'étudiant Résistant vaillamment devant ce sol tremblant Multipliant les bravades devant ce volcan passionnant L'avenir le dira, Dieu seul en décideras Sans frémir tu me diras et moi seul blêmirai Si je serai ton Sir et toi ma Bien-aimée Sans mentir, je t'avouerai tout ce que tu voudras

Près de l'orme

Habitée d'une humeur féconde Distinguée d'un plumage ardent Se mouvant, dansant, cabriolant Avec talent en émouvant mon monde Sublimé par ses mouvements hors normes Tuméfié par la chaleur de ce coeur N'aie pas peur de toutes nos erreurs Et viens me rejoindre près de l'orme