Accéder au contenu principal

Partie en cavale

La voilà qui détale suivant ce courant
Vers cette destination magique à toute instant
Son visage unique irradiant de rouge, teinté
De l'éclat d'une vie, puissante mais désorientée

Fixant son regard poignant jusqu'à l'échine
Je pourrais voir le monde jusqu'à sa cime
Ou partir loin, même jusqu'en Chine
Priant qu'elle m'accompagne de son estime

La voilà qui détale fuyant ce courant
Pour un univers moins alarmant
Sans prouesse malsaine et acharnement
Vers une recherche inavouée de ses sentiments


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Chroniques du nouvel ordre moral

Chroniques du nouvel ordre moral Durant toute mon enfance on nous a menti. Les années 90 étaient celles de la fin de l'histoire, de l'homo festivus, de l'effondrement du mur de Berlin et de la victoire de la démocratie libérale. Cette mythologie a amené les gens - les bobos-urbains-éduqués en premier - à se croire invincible, à se croire éternellement jeunes, cosmopolites et mobiles. O n a fait croire aux gens que la "plateforme" de Houellebecq ; cette industrie du sexe, de l'aviation commerciale et du voyage - qui sont, au fond, la même chose, un produit addictif - cette idée de pouvoir être un jour en Afrique, l'autre en Europe et finalement passer la fin de semaine en Amérique du sud, pouvait être industrialisée et marchandisée à hauteur mondiale ET pour toujours. C e n 'était qu’ un mensonge. Pour éviter les conflits, les pandémies et les guerres civiles, il est important non pas de tout restreindre, mais de placer des limites à la mobilité g...

En direct de la Guerre Froide 2.0 - émission du 8 novembre 2020

Chronique du Bas-Empire occidental

Chronique du Bas-Empire occidental  Depuis le début de l’année les tensions diplomatiques et les épisodes guerriers se multiplient partout sur le globe. Le retrait des Américains du Moyen-Orient a provoqué un appel d’air et un ré-équilibrage des forces en puissance dans la région. Les technologies de l’information ajoutent à cette réalité géopolitique en limitant le pouvoir des nations secondaires dans leurs métropoles, en plus de redonner aux puissances historiquement impériales une capacité de projection qui avait été oubliée suite à la « victoire de la démocratie », l’effondrement de l’Union Soviétique et la « fin de l’histoire » en 1991. Cette fin de l’histoire nous a endormie pendant toute la jeunesse de ma génération et aujourd’hui nous revenons malgré nous à un cycle d’impérialisme et de course à la colonisation. La course à la colonisation de l’espace, de la lune, de mars, de l’Afrique et du cyber-espace. Une course vers l’innovation technologique, vers la sécurité énergéti...