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Ma grève à moi – deuxième partie


Je vous ai parlé de mes convictions, des raisons qui me poussent à sortir dans les rues pour revendiquer la justice sociale. Je vous ai parlé de mon parcours de militant durant cette grève, mais pas ce qui se passait dans ma tête. Parce que j’ai été amené à confronter mes idéaux à la réalité. La dure réalité de la rue. Vous savez, la réalité où le soleil vous fait plisser des yeux et où les flics répriment les manifestants, les provoques, les arrêtent, les intimident, les profilent, les frappent, les poivrent et les humilient.

Ça vous froisse que je dise ça? Il n’y a pourtant pas trente-six façons de le dire. N’est-ce pas mieux de commencer par ça? De se dire les vraies affaires pour changer?

Ces temps-ci, ils vont jusqu’à cibler les carrés rouges. Un carré rouge, ça représente le terrorisme! Voyant cela, devrais-je encore croire que les policiers sont là pour «protéger et servir»? Pourtant j’ai été le premier à défendre le travail des policiers depuis le début du conflit. Et oui, j’avais confiance. Par contre, en plus de 115 jours, j’ai subi la répression policière, j’ai vu des gens subir la répression policière, j’ai lu des témoignages de cette répression policière, j’ai entendu et vu des témoignages de milliers de gens qui rapportent tous la même chose : Les policiers abusent de leur pouvoir. Ils abusent de nos droits fondamentaux. Je parle ici de la charte des droits et libertés voyons!

Peu importe qui tire les ficelles de cette répression, les policiers sont conscients qu’ils dépassent le cadre des lois de notre pays. Ils se présentent devant nous comme le symbole de la répression politique et sociale que nous subissons. Ils représentent ainsi l’échec du gouvernement à représenter toute sa population sans discrimination et sans préjugés.

Quand l’injustice devient loi la résistance est un devoir.

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