Accéder au contenu principal

L'image d'une société parfaite

L'image d'une société parfaite

Le prisme de la civilité nous enjoint à regarder, à travers nos bons médias, l'allure fière de notre peuple mondialisé; libéralisé; standardisé. Ce peuple en jachère est transformé en marionnettes par et pour les publicistes de la consommation, au rythme des saisons, en attendant le prochain cycle des aversions.

Pour faire valoir l'importance du changement, le retard face à l'histoire; ou serait-ce l'idole de cette croissance infinie? c'est via l'expert technique qu'on nous abreuve des inepties de la logique prête à nous convertir à cette religion de l'économisme politique. À défaut de quoi, on se rabat sur les compétences en gestion de crises de nos écoliers de la gouvernance homogénéisée par nos universités de la médiocrité démocratisé.

Une fois par année, c'est le temps des oripeaux; nos bons chefs sortent de leur tanière afin d'éblouirent les communs de leur auguste bonté charitaire dans un spectacle festif et médiatisé. On les voit armé d'un sceau d'eau glacé ou d'une tuque de lutin rapaillé tentant de nous faire croire qu'ils sont comme nous; à genou, devant la réalité aseptisée de toute cette pauvreté généralisée.

Ce culte d'une époque vaine nous cache la laideur environnante car elle est culpabilisante pour nos élites transcendantes préférant rester aveugle face à enfer de Dante.

La paupérisation constante de la caste des proscrits de la cité
La victimisation idéalisée afin d'assumer la hauteur morale privilégiée
La radicalisation politique et religieuse des fanatiques de l'autorité
Le séisme politique du populisme rejetant cet establishment réfugié
La santé mentale d'une plèbe aliénée par un rythme de vie de captivité
Générant la maladie du stress chronique; ce cancer de la société

Le nihilisme de l'homme unidimensionnel est une malbouffe de l'esprit
Provoquant la disparition de l'authenticité et de l'individualité; ces ennuis
Ce climat délabré devient irrespirable pour l'humain rejetant le profit
Des idéologies idéalistes et intellectualisées par les experts du bruit
Chiant sans cesse ces lieux communs qu'ils auront appris par dépit
Cherchant le temps perdu par les achats ou l'altérité des plaisirs abrutis

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Mépris de classe; le sentiment de la distance

« Ce sont plutôt les « bons » eux-mêmes, c'est-à-dire les nobles, les puissants, les supérieurs en position et en pensée qui ont éprouvé et posé leur façon de faire en eux-mêmes comme bons, c'est-à-dire excellents, par contraste avec tout ce qui est bas, bas d'esprit, vulgaire et populacier. » - Nietzsche, généalogie de la morale
Au menu médiatique, chaos à l'intermarché durant une promotion de 70% pour le nutella, commentaires de mononcles aux tribunes de radio x, rire gras en face du grugeage de piscine à la résidence des jeannettes, mais surtout, le diagnostic de l'homme blanc hétéro-cissexiste-privilégié; un mépris de classe nouveau genre fait une percée marquée depuis l'apparition des médias sociaux. La mondialisation à fait ses vainqueurs et défaits ses vaincus. Plus rien ne va dans les communs, les grands récits sont morts en même temps que Dieu et l'Homme, la crise de la culture endémique poursuit son travail de démolition consumériste, le marché bou…

De quoi Cthulhu est-il la somme?

De quoi Cthulhu est-il la somme?
Alain Deneault et la mégacorporation Total au centre de la place publique
Dans son dernier livre, "De quoi Total est-elle la somme?", Alain Deneault s'est mis en tête d'écarteler la corporation Total à travers son histoire nébuleuse; de soulever le voile opaque de ses pratiques; de rendre visible ce qui a été trop longtemps ignoré et oublié. Grâce à un travail titanesque, Deneault et ses aides nous rapportent un portrait de la bête Total qui est prêt à faire vibrer d'horreur n'importe quel individu sain d'esprit. 
"De ces fantastiques entités et puissances, quelque chose a pu survivre... une puissance d'une époque infiniment lointaine où... la conscience se manifestait, peut-être, sous des formes qui se sont depuis longtemps retirées devant le flot de la marée humaine... des formes dont seules la poésie et les légendes ont capturé un souvenir fugace et les ont appelés dieux, monstres, êtres mythiques de toutes so…

La tradition révolutionnaire et son trésor perdu

La tradition révolutionnaire et son trésor perdu Lettre aux souverainistes québécois et aux électeurs anti-libéraux qui souhaiteraient bien du changement
« ce qui permet à l'homme ordinaire, jeune ou vieux, de supporter le poids de la vie : c'est la polis,l'espace des exploits libres de l'homme et de ses paroles vivantes qui donne sa splendeur à la vie... » - Hannah Arendt, Sur la révolution
Pour Hannah Arendt, le trésor perdu de la révolution est celui de l'esprit révolutionnaire des Pères fondateurs américains. Cet esprit révolutionnaire permit, par sa vigueur et son érudition, de créer un système de conseils indépendants, apolitiques, fondés sur la liberté d'association entre individus qui, au final, mena les Pères fondateursà la conclusion logique de, tout d'abord,fonder un corps politique nouveau pour répondre aux questions de politique (l'action), ensuite,de fonder la division des pouvoirs politiques pour tenter d'éviter de sombrer dans le despo…