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La quête de la raison pure

C'est armé d'une lanterne et d'un bâton que notre héros part à la recherche, en pleine journée sur la "place publique", du fameux sacrosaint "ressentit" en sondant la "majorité silencieuse" et les "étrangers" qui subissent les déterminismes et l'oppression venant du "patriarcat" et des "institutions bourgeoises".

"Je cherche le ressentit!" Crie-t-il à tout vent. 

Certaines personnes s'approchent pour faire valoir leurs doléances.

Notre héros leur assène un puissant coup de bâton qu'on pourrait prendre comme l'extension d'un phallus désignant son besoin de contrôle, son manque de verve sexuelle ou son incapacité à comprendre que deux plus deux font cinq.

"Non! Cessez de m'importuner avec votre moraline de pauvres chrétiens! Je cherche le ressentit! Je ne veux pas des victimes de leur propre insuffisance mais le ressentit!"

La foule se regarde, ébahie par l'apparente intransigeance de ce fou furieux mais qui pourtant ne fait que refléter la préconception de ces individus navigant la vie comme si elle devait être survécue plutôt que vécue.

"Je cherche le ressentit!"

S'avance un brave qui argue que l'oppression subit par les classe nous mène droit vers l'idéal de vertu pour vaincre la douleur et assoir le bonheur dans le coeur de l'homme.

Notre héros lui décroche la mâchoire avec son phallus boisé.

"Cesse de m'importuner animal raisonnable et mortel. Ton idéal est un arrière-monde qui ne fait que cacher ton incapacité de comprendre l'homme comme il est. Retournes chanter les louanges de ta religion dans l'immeuble de ta foi."

La foule est inquiète. L'homme semble décidément seul contre tous et incapable de respecter son prochain par son orgueil et la suffisance de son esprit malade.

"Je cherche le ressentit!"

Un dernier passant se fâche, va à sa rencontre et lui décoche une fulgurante diatribe ourdie des plus fabuleux paravents sophistiques de l'histoire de l'humanité et afin de le terrasser par la critique d'une raison pure et inaliénable.

Notre héros le regarde.

Il fouille dans sa culotte.

Il lui tend dans la main une déjection qu'on pourrait qualifier de bien formée. Certains diront que le héros semble avoir été vaincu pour retourner ainsi dans la phase anale de son développement psychologique mais attendons de voir ce que notre héros dira.

"Jeune écolier, voilà ton diplôme."

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