Chronique d'hiver

Se promenant le long de l'avenue des hivers
Un troubadour désenchanté, décante froidement
De cette monotonie; une richesse nationale
Produit inférieur brut issu d'une vision délétère

La nuance s'avance vaillamment devant l'égarement
Futilité et Stupidité, se prélassant, assis sur leur séant
Combattant sur deux fronts, d'image et de réel
L'égarement triomphe par épuisement, pour finalement

Vous dictez les thèmes formatés à votre pensée
Robotisés et symbolisés pour tous les spectateurs
À deux pour le prix d'un; une célèbre aubaine
Jusqu'à la sortie du prochain modèle, la semaine prochaine

Le spectateur, n'est pas partie prenante de la société. Il choisit la facilité et la docilité en opposition direct du progrès. Il se prélassera dans sa monotonie et aura pour emblème le rêve américain. Le spectateur survie sans faire de trace, comme un parasite subtil et égoïste se régalant des images qui lui seront suggérés. Le spectateur c'est moi, c'est vous, c'est nous. Et pourtant.

Et pourtant,

Chaque jour, chaque heure est une opportunité de renouer avec le principe de communauté. De faire quelque chose d'important, d'être l'acteur de sa propre pièce. De laisser une marque quelque part dans ce si grand étang d'individualisme envahissant. Et payer au suivant.

La nuance, c'est l'opportunité de franchir un fossé que l'on croyait dangereux. C'est l'acceptation de l'autre pour sa différence et la reconnaissance de soi pour la compréhension de l'autre. Je terminerai en vous priant chaleureusement, d'accepter la nuance et de ne pas voir en cela une attaque mais plutôt un clin d'oeil qui vous poussera peut-être vers quelque chose d'autre que le vide.

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